Appel de l'AECAL aux dirigeants européens et africains face à la tragédie d’Haïti.

Publié le par AECAL

Face à cette terrible  tragédie qui frappe nos frères et sœurs d’Haïti, nous voulons leur  témoigner de  notre fraternité et les assurer que nous nous tenons à leurs côtés, comme l’esprit des ancêtres Africains en ces instants douloureux. Ce moment, qui n’est peut-être pas le meilleur, nous oblige à quelques rappels liminaires. Tout d’abord, dire à ces hypocrites qui pleurent des larmes de crocodile toute en pourchassant les Haïtiens « sans-papiers » et sous-entendent que les Haïtiens seraient maudits que, la France et les Etats-Unis en sont pour quelque chose dans cette suite d’événements  qui a terrassé ces enfants d’Afrique, depuis plus de trois siècles. Aucun bilan politique n’a jamais été fait sur traite négrière à Haïti, sans parler  de la succession des satrapes activement soutenus par l’Occident et qui s’est avéré dévastateur pour nos frères Haïtiens comme pour l’Afrique. La récente éviction de Jean-Bertrand Aristide orchestré par la France et l’Amérique de Bush a suivi une descente abyssale dans une misère sans précédent. Cette dépréciation de la vie humaine, le no man’s land à la Somalienne et l’aliénation politique était cyniquement observé de l’Occident qui trouva une excellente cause pour laver sa conscience souillée par la mort qu’il administre à tour de bras sur la planète. On nous parle de, pauvreté, de maladie, de clandestins Haïtiens et les voilà qui pleurent le sort d’Haïti qu’ils ont contribué  à créer. Assez de cette vaste fumisterie ! Ce qu’ils  aiment, c’est de voir le nègre courbé, mendiant et agonisant. Raison pour laquelle ils font tout pour éviter le danger du bon exemple.

            Quant aux  gouvernements africains il est temps de prendre en compte le cri de nos frères et de cesser de nourrir cette litanie mensongère du nègre maudit.  J’en appelle au gouvernement du Ghana, au Président Gbagbo de  Côte d’ivoire, du Gabon, au Président Yayi Boni du Benin de se rendre au chevet de la population d’Haïti et de prendre une décision politique forte pour que les Haïtiens accèdent à la nationalité africaine et pour ceux qui le  veulent  la possibilité de rentrer en Afrique !

Fait à Lyon le 14 janvier 2010,

L’AECAL

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